Alesia Jura

Discutions - Questions-Réponses sur l'hypothèse jurassienne

Vous n'êtes pas identifié.

Annonce

Bienvenue sur le Forum du site: alesiajura.fr - Ce forum s'adresse à un large public . C'est un espace de libre expression, dans une certaine limite, celle du respect et de la courtoisie

#1 17-06-2017 12:16:54

Asinus
Membre

Précis de questions sur l'hypothèse Berthier d'Alésia à Chaux des C.

Voici quelques questions (parmi d'autres questions d'ordre plus général que nous n'aborderons pas ici) que les personnes intéressées par l'hypothèse Berthier peuvent se poser; Certaines questions en soulèvent d'autres.

Pour ce matin, et pour notre dernier post sur Chaux, reprenons le thème du camp de Syam dans l'hypothèse d'André Berthier. 

___CAMP DE SYAM / PLAINE DE SYAM / CIRCONVALLATION DANS LA PLAINE

(Le camp romain de la plaine de Syam de cette hypothèse est parfois nommé camp de César.) 

_ Sur quelles bases s'appuie-t-on pour le proposer ? (traces construites en ''pierre sèche''?, vestiges de nivelés et dénivelés des terrains ?, formes topographiques allusives n'entrant pas ou peu dans un contexte moderne ? etc.

_ Quels sont les artefacts militaires romains, liés au contexte, qui ont été retrouvés dans le bourg de Syam et sur toute l'aire délimitée, losangique, de ce camp ?

_ Le dessin du camp de Syam, de forme losangique, de trois kilomètres de périmètre environ, englobant une surface d'une cinquantaine d'hectares environ, s'étire depuis la zone nord des Forges de Syam jusqu'aux proches abords (à env. trois cents mètres) du rocher de Chaux. La forme de ce camp est-elle réaliste ?

_ La surface de ce camp diminue de moitié la surface de la plaine de Syam, dans son aire la plus large ( les zones nord : Forges de Syam / centrales : Syam et val de la Lemme sous les escarpements de Bois de la Liège / sud : les taillées, confluent Saine -Lemme, abords du rocher dit oppidum ) les autres zones de la plaine, celles du val de l'Ain menant vers le Nord, étant deux à trois fois plus étroites et surtout plus allongées, que reste-t-il da la plaine devant l'oppidum de Chaux, là où eurent forcément lieu, aussi, les combats de cavalerie à la fin du siège ?
La plaine, dans ces lieux, ayant été aménagée en zones de pièges ( cippi, lys, etc) face à l'oppidum, la surface restante, libre pour les combats ( combats de nuit, combats de cavalerie), est d'autant plus réduite.

_ Dans son ouvrage ''L'imposture Alésia'', pages 301 et 302, Mme Porte présente un dessin où ce camp de Syam a la forme d'un grand carré noir. Un peu plus haut est dessiné, avec la même forme schématisée elle aussi en carré beaucoup plus petit, le camp nord.  Pourquoi le camp de Syam est-il dessiné dix fois plus grand que le camp nord ?
Le contexte topographique affirme, au contraire, que non seulement le camp nord est aussi vaste que le camp de Syam, mais il serait même plus vaste. (Voir les planches 14 et 15 du livre de Jacques Berger ''Alésia : Pourquoi ?'' Voir aussi la planche sur le camp nord dans le présent site AAB Cédaj ''L'Alésia du Jura page 3)

Les défenseurs de l'hypothèse d'André Berthier doivent trouver des solutions tenables, argumentées, pour les problèmes soulevés à la fois par la plaine de Syam et par l'éventuelle position d'un camp romain dit de Syam, pour le moment apparemment hypothétique, pourtant fortement accrédité par les défenseurs successifs de Chaux des Crotenay. Il conviendrait même d'alléguer, pour le moins, qu'une plaine de Syam libre de tout camp romain, seulement barrée au nord par le passage de la circonvallation - par exemple la circonvallation rejoignant au septentrion du site, par une ligne quasi parallèle, le camp nord aux coteaux du bois de la Liège - permettait à César de court-circuiter la plaine qui restait ainsi entièrement sous contrôle romain ; une plaine où nul combat de cavalerie ne pouvait avoir lieu, et une plaine où les pièges devenaient inutiles. Autre profit pour César : le gain en terme de longueur de lignes de défenses romaines. Ainsi, comme l'a très bien pointé un internaute il y a qqs mois dans ce présent forum, la fermeture de la plaine de Syam, au nord, par le passage de la circonvallation joignant les deux coteaux bordant cette plaine, joignant donc le camp nord au Bois de la Liège, permettait à César d'économiser entre un kilomètre et demi et deux kilomètres de circonvallation d'une part, et d'autre part d'être maître de tous ces lieux et de la plus vaste étendue de la plaine de Syam pour peu de frais.

- D'où une autre question que doivent se poser les gens de Chaux des Crotenay :

Outre un camp de Syam peut-être non existant, ce qui reste une question, ou bien d'une facture beaucoup plus réduite comme déjà proposé, il y aurait-il une erreur concernant le passage de la circonvallation dans ces lieux, positionnée nord-sud dans la plaine sur les planches Berger ? Une erreur des équipes successives, celles de M. Berthier (M.M. Berthier, Wartelle) et Berger, puis celle de Mme Porte ?
Or, la circonvallation proposée (dessinée par M. Berger) passe deux fois  dans la plaine, descendant vers l'oppidum en étant également, apparemment, la défense occidentale du camp de Syam, puis remontant sur une certaine distance le long de la Lemme avant de (peut-être)bivouaquer vers le Bois de la Liège ?. Du moins si nous n'avons pas fait d'erreur, bien évidemment, à la lecture des ouvrages cités plus haut, de Mme Porte et de M. Berger.

__ Note : Un autre dessin étonnant de la planche 8 du livre de M. Berger, celui de la double circonvallation occidentale du site, deux lignes qui sont parallèles à la N5, l'une des deux lignes passant au delà la nationale. Ces deux lignes nommées circonvallation (traits rouges) s'étirent, parallèles donc, sur une longueur de plus d'un kilomètre et demi depuis la pointe sud d'un camp romain proposé au dessus de la scierie Jacquemin (cote 545 Billaude du Haut Point de Vue) jusqu'à deux cents mètres de la cote 852 au nord, et cela dans le Bois de la Lège. Pourquoi un dédoublement de la circonvallation ? A moins que la ligne orientale, celle qui est la plus proche des escarpements qui mènent vers la trouée de la plaine de Syam, soit une portion de la contrevallation.

Les défenseurs de l'hypothèse d'André Berthier devraient régler ces problèmes d'occupation poliorcétique césarienne de la plaine de Syam, qui s'avère très peu plausible en l'état à la lecture du livre topographique de Jacques Berger, s'ils veulent amener des réponses construites, compréhensibles. Ne serait-ce que pour eux-mêmes. Parce que, tout simplement, la topo-poliorcétique présentée dans cette hypothèse de M. Berthier est très peu tenable au sujet de la plaine d'Alésia : Avec un immense camp romain à Syam, l'ajout des zones de pièges, les passages de la circonvallation et le val de la Lemme, il ne reste en réalité presque plus aucune aire disponible  pour des combats de cavalerie.

La plaine d'Alésia de ce site devrait être repensée.   

Le collectif Asinus s'en va vers d'autres occupations. Bon courage donc !

Dernière modification par Asinus (20-06-2017 16:26:14)

Hors ligne

 

Pied de page des forums

Créez Votre Propre Forum
Insérer vos Graphiques
Dictionnaires de Traduction
Hébergé par ForumCrea.com